News InterNutrition Marché et produits Conséquences technologiques Situation juridique Documentation
Point Medieninformationen

home New! D
Bestellung Newsletter

Bestellung/Commande Marker/Marquer

2006-12-01 16:33:52
©2011 InterNutrition
info@internutrition.ch

InterNutrition
Case postale
8021 Zurich

No. 44 Juin 2005

Version imprimée (pdf)

Vaccins produits par des plantes: Des tomates OGM servent de vaccin contre le SRAS
©ARS-USDA 2005
En général, les vaccins contre des agents pathogènes sont produits dans des installations pharmaceutiques et contiennent soit des variantes affaiblies, soit des éléments isolés de l'agent pathogène - un processus très coûteux qui nécessite beaucoup de travail. De plus, les vaccins ainsi produits doivent être injectés, ce qui pose des problèmes dans les pays pauvres et mal approvisionnées en matériel médical.
Depuis quelques années, les approches génétiques nous permettent d'utiliser des plantes pour obtenir de nouveaux produits médicaux. En introduisant d'autres informations héréditaires, on peut inciter les plantes à produire les substances désirées; elles servent ainsi d'usine biologique. En contournant la production pharmaceutique, il est possible de produire des vaccins bon marché, accessibles aux pays moins fortunés. Le fait que des parties de la plante sont comestibles représente un autre avantage, car la vaccination par voie orale facilite considérablement les campagnes de vaccination. Un groupe de chercheurs de l'Université Thomas Jefferson à Philadelphie a démontré que des tomates génétiquement modifiées pourraient servir de base pour une vaccination par voie orale contre le SRAS.
Le virus du SRAS porte des pointes (spikes) à sa surface, qui lui permettent d'adhérer aux cellules hôtes. Ces pointes sont composées de la protéine S. Une séquence d'ADN, responsable de la production de cette protéine, a été introduite dans des plantes de tomate et de tabac. On a ainsi obtenu des plantes transgéniques qui produisent un fragment de la protéine S. Des souris nourries avec ces tomates ont développé des anticorps contre la protéine S. Ces résultats servent de base et sont un premier pas vers l'immunité au virus du SRAS. Les plantes de tabac, utilisées avec succès pour la production d'autres vaccins, se sont avérés moins efficaces dans ce cas précis.
Les premiers résultats démontrent que cette méthode pourrait, dans le futur, contribuer à developper un vaccin efficace et peu coûteux contre le dangereux virus du SRAS. Mais de nombreux travaux de développement seront nécessaires jusqu'à ce que ces vaccins soient utilisables pour l'homme.
Source: Natalia Pogrebnyak et al. 2005, "Severe acute respiratory syndrome (SARS) S protein production in plants: Development of recombinant vaccine", Proc. Natl. Acad. Sci. USA102: 9062-9067; "US-Forscher arbeiten an Impf-Tomate gegen Sars", Basler Zeitung online, 15 juin 2005.

Rapport de l'OMS: Les produits OGM sur le marché ne présentent aucun risque pour les consommateurs
Cela fait plus de dix ans que les premiers aliments génétiquement modifiés ont été autorisés à la vente. Depuis, les plantes OGM représentent 4% de la surface agricole mondiale. Ce développement a encouragé l'OMS à étudier les éventuelles conséquences de la biotechnologie alimentaire sur la santé et le développement des humains. Le rapport final vient d'être présenté par l'OMS.
Les experts en concluent qu'il n'existe aucun risque pour la santé dû spécifiquement à l'utilisation des méthodes du génie génétique pour les produits OGM actuellement sur le marché. Ils affirment que le processus d'évaluation et d'autorisation sont nettement plus sévères que pour toute autre denrée alimentaire et que le génie génétique peut, dans de nombreux cas, contribuer à augmenter le revenu des cultivateurs tout comme la qualité et la diversité des aliments. Les OGM peuvent ainsi contribuer à un meilleur approvisionnement mondial en aliments.
Cependant, de nombreux pays pauvres n'ont pas encore les capacités nécessaires pour produire des aliments OGM de manière efficace. L'évaluation objective de tels produits et le développement de directives restent également problématiques. Le rapport de l'OMS craint un "clivage OGM" et demande le soutien des nations industrialisées. Des échanges de connaissances, des discussions et une évaluation complète des aliments OGM pourront finalement éviter un tel clivage.
Sources: "Current GM foods can bring benefits but safety assessments must continue", ommuniqué de presse de l'Organisation Mondiale de la Santé OMS, 23 juin 2005; Rapport complèt: "Modern food biotechnology, human health and development", WHO Genf 2005 (ISBN 92-4-159305-9); "WHO: Keine Gefahr durch gentechnisch veränderte Pflanzen", Basler Zeitung online, 23 juin 2005

Coton Bt en Inde: Meilleur rendement grâce aux semences transgéniques
Depuis 2002, la culture de coton Bt est autorisée en Inde. Cette variété génétiquement modifiée est résistante aux insectes et sa culture nécessite moins de pesticides. Bien que les avantages du coton Bt soient contestés par les opposants aux OGM, la surface agricole consacrée aux OGM a fortement augmenté pendant ces dernières années. Le commerce de semences illégales a pris une grande ampleur et a contribué à ce développement. Il s'agit de semences de qualité parfois douteuse et exemptée de la taxe de redevance, ce qui les rend meilleur marché. Une enquête effectuée auprès de 622 agriculteurs venant de l'état du Gujarat a comparé les semences de coton Bt légales et plus chères, les hybrides Bt non autorisés et le coton conventionnel, du point de vue du rendement des cultures et du bénéfice net. Les récoltes des plantes Bt ont atteint le meilleur résultat (entre +20% et +37%), les hybrides Bt illégaux étaient moins avantageux (entre 0% et +14%). Etant donné que les traitements herbicides des hybrides Bt illégaux sont moins coûteux que les traitements des plantes conventionnelles, les agriculteurs ont obtenu pour les semences inofficielles un bénéfice net plus élevé, même sans accroître le rendement des cultures.
Les variétés Bt autorisées sont plus avantageuses du point de vue financier: leur bénéfice net dépassait celui du coton conventionnel d'un tiers. Les agriculteurs plus pauvres ont des difficultés à acquérir les semences transgéniques officielles, car elles sont environ trois fois plus chères que les semences de coton classique. Dans ce cas, la tentation est grande de recourir à des semences Bt illégales - même en prenant le risque de tomber sur des semences de mauvaise qualité.
Source: Stephen Morse et al. 2005, "Comparing the Performance of Official and Unofficial Genetically Modified Cotton in India", AgBioForum 8:1-6

Gates Foundation: Des millions pour la recherche en biotechnologie des plantes
Que se passerait-il si des chercheurs trouvaient des solutions pour résoudre les principaux problèmes de santé dans les pays du tiers monde? Bill Gates a annoncé, à l'occasion du "World Economic Forum" WEF 2003 à Davos, une nouvelle initiative de recherche médicale avec l'objectif de se servir des plus grandes percées scientifiques pour résoudre quelques-uns des principaux problèmes des pays en voie de développement. Des experts ont défini 14 "grands défis pour la santé globale" comme thèmes principaux et ont invité des scientifiques internationaux à proposer des solutions. Plus de 1500 projets ont été déposés et sont passés par un processus de sélection rigoureux. Fin juin, 43 projets ont été acceptés. La "Bill and Melissa Gates Foundation" portera la plus grande partie du financement, soit 436 millions de $US.
Les chercheurs mettront l'accent sur le thème "Amélioration de la santé par une meilleure alimentation". En utilisant des méthodes de biotechnologie moderne, ils tenteront d'augmenter la teneur en minéraux, en vitamines et en substances nutritives d'aliments de base comme le millet, le riz, le manioc et les bananes. Il espèrent ainsi pouvoir améliorer à long terme la situation alimentaire de 2 milliards de personnes. 36,8 millions de $US ont déjà été accordés à ce projet.
Plusieurs chercheurs de l'Institut de biotechnologie des plantes de l'EPF de Zurich, sous la direction du professeur Wilhelm Gruissem, participent au projet international qui se consacre au manioc. Depuis plusieurs années, les chercheurs modifient génétiquement des propriétés de plantes de manioc, afin de les rendre plus efficaces comme aliment de base. La Suisse participe également au projet riz qui se réfère aux travaux sur le "Riz doré" du professeur Ingo Potrykus et de ses collaborateurs, également de EPF de Zurich. La sélection des projets reflète donc bien l'importance de la recherche suisse au plan international et démontre le haut niveau de notre recherche en biotechnologie des plantes.
Sources: "Millionen für Maniok: ETH-Forscherteam erhält Unterstützung von Bill und Melinda Gates", ETH life Webzeitung, 29. 5. 2005 "Grand Challenges in Global Health: Background on the Initiative and Research Projects", Bill and Melissa Gates Foundation (www.gatesfoundation.org), 27 juin 2005

Recherche sur les plantes: De nombreux projets OGM effectués en Suisse
Quel est l'importance des plantes génétiquement modifiées pour le recherche suisse? Jusqu'à présent, la réponse dépendait surtout de la personne à qui on posait la question - des chiffres concrets étaient à peine disponibles.
Une enquête de l'association "Forschung für Leben", dont les résultats ont été publiés au mois de juin dans la revue BioFokus, réussit à éclaicir la situation. 93 projets de recherche effectués dans divers instituts suisses ont été identifiés; parmi ceux-ci se trouvent de nombreux projets de recherche fondamentale ainsi que des projets dont une éventuelle application nécessite encore des développements. Ces travaux sont financés en grande partie par l'état (fonds nationaux suisses, écoles supérieures, autorités fédérales). Les projets déclarés comprennent en tout 254 emplois à plein temps - mais il faut tenir compte du fait que de nombreux emplois dans ce domaine sont à temps partiel et que les personnes employées à plein temps par les instituts ne sont pas comprises dans ce calcul. Le total des personnes dont le travail dépend des plantes génétiquement modifiées est en réalité nettement plus élevé. Les résultats de la recherche suisse sont parmi les plus reconnus dans le monde.
Sources: "Grüne Gentechnologie in der Schweiz", BioFokus Nr. 70, Verein Forschung für Leben (www.forschung-leben.ch), juin 2005; "Wissenschaftler wehren sich gegen Gentechfrei-Initiative", www.bauernzeitung.ch, 3. 6. 2005.

Initiative "stop OGM": L'Assemblée fédérale recommande le rejet - le moratoire fera l'objet d'une votation populaire le 27 novembre
L'initiative populaire "pour des aliments produits sans manipulations génétiques" prévoit un moratoire de cinq ans sur l'utilisation du génie génétique dans l'agriculture suisse. Ce moratoire concernera en particulier la culture de plantes génétiquement modifiées.
Le vote final des deux conseils sur l'initiative "Stop OGM" a eu lieu pendant la dernière journée de la session d'été. Aussi bien le Conseil national que le Conseil des Etats ont refusé un moratoire de cinq ans pour les OGM dans l'agriculture. Ils recommandent au peuple et aux cantons de dire "Non" à cette initiative populaire.
Le Conseil des Etats a clairement rejeté l'initative par 35 voix contre 10, alors que le résultat au Conseil national était bien plus serré avec 93 voix contre 92. Les effets négatifs de cette initiative pour la recherche et le marché du travail suisse ainsi que ses conséquences sur l'agriculture avaient été discutés intensivement au parlement avant le vote. Curieusement, huit membres du Conseil national venant du secteur agricole ont voté pour le moratoire, 18 se sont prononcés contre. La date de la votation a été fixée au 27 novembre 2005.
Informations: Vous trouverez tous les détails concernant cette initiative sur le site du palement suisse

Texte: Jan Lucht
Traduction: J-Ph. Rüegg

Point actuel
Points 2009
Points 2008
Points 2007
Points 2006
Point décembre 2005
Point novembre 2005
Point octobre 2005
Point septembre 2005
Point juillet/Août 2005
Point juin 2005
Point mai 2005
Point avril 2005
Point mars 2005
Point février 2005
Point janvier 2005
Points 2004
Points 2003
Points 2002/01


   top    info@internutrition.ch   ©2011 InterNutrition   Case postale   8021 Zurich   Tél: +41 44 368  1763