News InterNutrition Marché et produits Conséquences technologiques Situation juridique Documentation
Agriculture Denrées alimentaires Marché

home New! D
Bestellung Newsletter

Bestellung/Commande Marker/Marquer

Cultures:
Agriculture durable
Semences génétiquement améliorées
Recherche et Développement:
Des tomates pour les sols salés
Options pour la protection des plantes
Résistances aux antibiotiques
Un nouveau maïs-Bt se protège

2010-03-11 18:00:16
©2011 InterNutrition
info@internutrition.ch

InterNutrition
Case postale
8021 Zurich

Branche semencière suisse et Génie génétique

S Association suisse des producteurs de semences: www.swissem.ch

Dr Martin Keller, Saatzucht Genossenschaft Düdingen / Z-Saatgut Suisse
Marianne Neuenschwander, Z-Saatgut Suisse
2002
Marianne Neuenschwander, Semence Z Suisse


L'organisation de la production des semences en Suisse
La semence certifiée (Semences Z) est la base d'une culture écologique et conforme aux besoins du marché. Lors de l'achat de semences certifiées, les agriculteurs reçoivent un produit de qualité plusieurs fois analysé et contrôlé. Le besoin suisse en semences de céréales et plants de pommes de terres est pratiquement couvert par la production indigène. En 1999, des semences ont été produites sur environ 9'000 hectares en Suisse. Parmi ceux-ci, 5'100 ha représentaient du blé d'automne, 1'900 ha de l'orge d'automne, 430 ha du triticale d'automne, 460 ha du blé de printemps et 460 ha de l'avoine de printemps. Sur les surfaces restantes, des semences pour l'orge de printemps, le seigle, l'épeautre, le triticale de printemps et l'avoine de printemps ont été produites. La diversité des variétés de céréales est particulièrement grande. Actuellement, plus de 60 différentes variétés de céréales sont produites et disponibles sur le marché. Dans l'ensemble, la production nationale annuelle de semences de céréales représente environ 30'000 t. En 1999, la surface de production de plants de pommes de terres représentait 1'900 ha. L'ensemble des 28'000 tonnes de plants de pommes de terres produits et traités se répartit en plus de 20 variétés différentes.
En tout, il y a en Suisse environ 2'300 producteurs de semences et de plants. Ces agriculteurs spécialisés disposent d'un savoir-faire important en matière de plantation et d'entretien descultures et de connaissances précises des exigences liées à la production de semences. Ils sont regroupés en sociétés coopératives appelées établissements multiplicateurs (EM). Les semences Z sont produites, préparées, testées, emballées et, après avoir été certifiées, mises sur le marché par les différents EM, sous le contrôle des instituts de recherche responsables. Une semence n'est certifiée que si elle répond aux exigences d'identité et de pureté variétale, de santé et de faculté germinative. Dans le domaine des céréales et des pommes de terre, plus de 80% de la production suisse des semences est couverte par les quatre plus grands EM (ASS Lausanne, SGD Düdingen, SEMAG Lyssach et fenaco Winterthur). L'organisation faîtière des producteurs de semences est l'Association Suisse des Producteurs de Semences (ASPS) dont le siège se trouve à Delley.

La branche semencière vit d'innovations
La branche semencière vit d'innovations, mais aussi de la qualité et de la disponibilité de ses produits. Pendant ces 100 dernières années, la sélection classique des plantes a fortement contribué à renforcer la qualité, les propriétés écologiques et la productivité des plantes agricoles. Les exigences en matière de nouvelles variétés augmentent constamment. De nos jours, pour qu'une variété de pomme de terre ou de blé soit commercialisée avec succès, elle doit présenter des avantages décisifs pour la culture, la transformation ou pour le consommateur. La sélection classique atteint ses limites quand toutes ces exigences doivent être réunies dans une seule variété. A l'avenir, le génie génétique pourrait jouer un rôle clé comme complément et extension à la sélection classique. Lors d'une sélection traditionnelle, l'ensemble des gènes de deux variétés proches est mélangé. A l'aide du génie génétique, par contre, un gène précis, issu de n'importe quelle espèce, peut être transmis à une plante particulière. Dans l'opinion publique, l'application du génie génétique à l'agriculture et à l'alimentation suscite de nombreux débats. Actuellement, l'opinion publique y est plutôt opposée. Cependant, par le refus de l'initiative sur le génie génétique en 1998, une décision fondamentale a été prise contre les interdictions absolues en matière de génie génétique.

Potentiel du génie génétique dans la sélection des plantes

Sélection plus efficace
Des diagnostiques établis à l'aide du génie génétique améliorent l'efficacité de la sélection des plantes en permettant de localiser des gènes importants. De cette manière, la sélection du meilleur partenaire pour un croisement ou de la progéniture désirée est facilitée. En isolant des gènes et en les transmettant à des variétés de plantes sélectionnées conventionnellement, ces dernières sont dotées de nouvelles propriétés bien précises. Les objectifs recherchés par les sélectionneurs de plantes peuvent maintenant être atteints plus rapidement et plus précisément, grâce au génie génétique.

Promotion de méthodes durables de production
Avec des plantes transgéniques résistantes aux parasites, aux champignons, aux virus ou aux herbicides, l'emploi de produits chimiques peut être réduit, tout en préservant le rendement des cultures. De cette façon, le sol et les eaux sont préservés et l'environnement est ménagé. Par l'utilisation du génie génétique, les propriétés de qualité pour la transformation et la commercialisation des produits peuvent être améliorées. Les méthodes de production biotechnologiques permettent également de réaliser des économies d'énergie et de matières premières, et de réduire les déchets.

Problématique du génie génétique dans la sélection de plantes Risques du génie génétique
Comme toute autre technologie, le génie génétique n'est pas exempt de tout risque. Les risques biologiques, tels que la transmission de gènes de résistance, la dissémination indésirable des plantes transgéniques par le pollen ou les effets néfastes sur les insectes utiles, sont considérés par l'opinion publique de façon plus critique chez les plantes transgéniques que chez les autres plantes. Des études comparatives complètes sur les conséquences écologiques, engendrées par l'utilisation de plantes agricoles transgéniques par rapport à celle de plantes conventionnelles, font encore défaut.

Acceptation du génie génétique
Alors que le génie génétique s'est imposé depuis longtemps dans le domaine médical, de fortes réserves persistent en Europe quant à son application dans le domaine de l'alimentation. La production alimentaire est un domaine économique sensible et émotionnel. L'utilisation du génie génétique dans la sélection des plantes est ressentie comme une intervention contraire à la nature. La tendance actuelle est aux produits naturels. Si le génie génétique est mal accepté, les chances de commercialiser un produit OGM s'en trouvent fortement réduites.

Réflexions de la branche semencière suisse sur le génie génétique

1. Le libre-choix doit être assuré
Les acheteurs doivent pouvoir choisir entre les produits conventionnels et les produits OGM. Une distinction et un étiquetage clairs des semences transgéniques et des semences conventionnelles est absolument nécessaire. Puisque les semences ne sont jamais 100% pures, des limites de tolérance pour le contenu en OGM doivent être définies.

2. Importance de l'opinion publique
Les produits OGM n'ont une chance d'être commercialisés que s'ils sont acceptés par les acheteurs et les consommateurs. De plus, des comparaisons ne pourront être établies que si les produits conventionnels et les produits OGM sont disponibles de façon distincte sur le marché. L'opinion publique pourrait ainsi évoluer avec le temps.

3. Des effets positifs pour les agriculteurs et les consommateurs
Le génie génétique dans la culture des plantes va s'imposer sur le marché uniquement s'il offre des avantages aux agriculteurs et aux consommateurs. Les avantages agronomiques, les économies lors du traitement des plantes, l'amélioration de la qualité, ainsi que les coûts devront être considérés.

4. Favoriser une agriculture durable
L'utilisation du génie génétique doit avoir un impact positif sur l'environnement et contribuer à une agronomie durable. La diversité des espèces ne doit pas être menacée par le génie génétique.

5. Ouvert aux innovations
La branche semencière suisse vit de la qualité de ses produits et de ses innovations. Pour rester concurrentiel, le progrès technologique a toujours été exploité. A l'avenir aussi, la branche semencière restera ouverte aux innovations et au progrès.

6. Priorité absolue à la sécurité
A tous les niveaux (au laboratoire, dans les serres, sur les petites parcelles et en plein champ), la sécurité doit être contrôlée de façon générale et constante. Les critères pour l'obtention de concessions de produits génétiquement modifiés doivent être stricts, mais ne doivent pas défavoriser le génie génétique sans raison.

7. Comportement adapté au marché
Tant qu'une demande importante pour les variétés non-transgéniques existera sur le marché, la branche semencière suisse proposera de tels produits. Tout changement conséquent de la demande sera également pris en considération par la branche semencière suisse.

8. Culture de variétés OGM
La culture de variétés OGM pourrait être envisagée par la branche semencière suisse, pour autant que ces variétés soient autorisées en Suisse, qu'elles aient une chance d'être vendues et qu'elles présentent des avantages probants, par rapport aux variétés conventionnelles, pour le producteur (culture ou transformation) ou pour le consommateur.

Blé génétiquement modifié
Branche semencière suisse
Exploiter toutes les possibilités


   top    info@internutrition.ch   ©2011 InterNutrition   Case postale   8021 Zurich   Tél: +41 44 368  1763